Qui reçoit des aides financières pour partir en vacances ?

28 juillet 2016 - Les plus aisés sont plus souvent aidés financièrement pour leurs vacances que les moins favorisés. Mais ce qui compte c’est d’abord la taille et le secteur de l’entreprise.


Un peu moins d’un quart des Français interrogés par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) déclarent avoir bénéficié d’une aide financière pour partir en vacances en 2014 [1]. Ce chiffre progresse - il était de 19 % en 2008 - sous l’effet du développement des chèques vacances. En 2014, 14 % des individus ont profité de chèques-vacances, 10 % d’autres aides de leur employeur ou du comité d’entreprise et 5 % du soutien d’une caisse d’allocations familiales.

Au total, 25 % des plus aisés (plus de 3 000 euros mensuels pour une personne seule) et même 26 % de la partie haute des classes moyennes (de 1900 à 3000 euros) ont reçu une aide financière pour partir en vacances, contre 22 % des bas revenus (inférieurs à 1 200 euros). C’est le cas de 38 % des professions intermédiaires contre moins de 30 % des ouvriers et des cadres supérieurs. C’est d’abord la taille ou le secteur d’activité où l’on travaille (mieux vaut être salarié dans le secteur des assurances que la grande distribution) qui compte pour pouvoir bénéficier de telles aides et créent les écarts. Cette situation résulte d’abord de salaires en moyenne supérieurs dans les grandes sociétés et de la présence de comités d’entreprise. Logiquement, les chômeurs bénéficient bien moins souvent d’un soutien pour partir en vacances que ceux qui ont un emploi (19 % contre 31 %).


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Bas revenus : inférieurs à 1 200 € par mois pour une personne seule, 3 000 euros pour un couple avec deux enfants. Classes moyennes inférieures : entre 1 200 et 1 900 € par mois, pour une personne seule. Classes moyennes supérieures : entre 1 900 et 3 000 € par mois. Hauts revenus : supérieurs à 3 000 € par mois et par personne.

Aides financières : de quoi parle-t-on ?
Les données présentées ici reflètent les déclarations faites par les personnes interrogées par le Crédoc. Il s’agit uniquement d’aides financières. On ne prend pas en compte ici la valeur de biens prêtés ou de services rendus par des amis, de la famille ou d’autres. Dans ce domaine aussi les inégalités sont marquées.
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Notes

[1Voir « Vacances 2014 : l’éclaircie », Sandra Hoibian et Jörg Müller, Crédoc, coll. des rapports, n°320, janvier 2015.

Date de rédaction le 28 juillet 2016

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