Questions clés


Le respect de l’égalité s’oppose-t-il à la liberté des individus ?

Les questions clés

Quelle est la différence entre inégalité sociale et discrimination ?

En pratique, il est souvent difficile de démêler ce qui relève de la discrimination entre des individus du fait de certaines de leurs caractéristiques et ce qui relève des inégalités entre leurs milieux sociaux d’origine.

Qu’est-ce qu’une inégalité ?

Toutes les pratiques ne peuvent s’interpréter comme des inégalités. Mais cet argument sert souvent à justifier des situations de domination.

Les inégalités augmentent-elles ?

En France, il est difficile de répondre sérieusement à la question de l’évolution des inégalités.

A qui profitent les inégalités ?

Les inégalités profitent aux plus favorisés, qu’il s’agisse des plus aisés ou des plus diplômés notamment.

Une société égalitaire est-elle une bonne société ?

L’égalité n’est pas la seule valeur à défendre. La coopération, la solidarité, contribuent aussi à la cohésion sociale et à l’intérêt général.

Peut-on rendre la société plus juste ?

Sans attendre un changement radical du fonctionnement de la société, on peut agir pour l’égalité des chances, mais aussi promouvoir la coopération plus que la compétition.

Quel rôle joue la dynamique de l’évolution des inégalités ?

Les inégalités peuvent paraître plus supportables si elles tendent à se réduire. Cette dynamique s’est arrêtée, rendant plus aigüe la perception des inégalités.

Le respect de l’égalité s’oppose-t-il à la liberté des individus ?

Distinguer l’égalité de l’identité permet de comprendre qu’une véritable réalisation de l’égalité sociale n’est pas un danger pour la liberté individuelle.

Faut-il des discriminations positives ?

Quand le mérite sanctionne des privilèges plus que l’effort personnel, l’idée de discrimination positive est renforcée.

Existe-t-il des inégalités « justes » ?

Nos sociétés ne recherchent pas l’égalité tout court, mais bien l’égalité « juste ». Pas facile à définir.

Qu’est-ce que l’équité ?

On utilise souvent ce concept à la place de celui d’égalité. Pourtant ce n’est pas exactement la même chose.

Distinguer l’égalité de l’identité permet de comprendre qu’une véritable réalisation de l’égalité sociale n’est pas un danger pour la liberté individuelle.


Dans la devise de la République, égalité et liberté marchent de pair. En pratique, la chose n’est pas si simple.

Lorsqu’un projet politique tend vers plus d’égalité, on lui reproche parfois de vouloir limiter la liberté des individus. Par exemple, redistribuer par l’impôt, contribue à priver certaines catégories d’une partie de leurs revenus, donc de leur liberté de dépenser.

On entend parfois dire que si nous devenions tous vraiment égaux, affirme-t-on, nous serions tous « identiques ». Nous n’aurions pas la liberté de nous distinguer, d’être autonomes dans l’affirmation de notre individualité. Certains régimes politiques ont effectivement tendu à limiter les libertés individuelles, au nom de l’égalité des personnes.

Mais on confond souvent égalité et identité. L’égalité des membres de la société ne consiste pas en ce qu’ils aient les mêmes goûts, les mêmes caractéristiques, ni en la similarité de leurs actions et en la possession des mêmes biens. Leur égalité consiste en ce qu’ils aient les mêmes chances de parvenir à une fin qu’ils définissent librement. A la base, c’est surtout avoir la même liberté de choix.

Les défenseurs de l’égalité soulignent d’ailleurs que la liberté n’a pas de sens si les individus ne disposent pas des moyens réels de l’exercer. Si on ne mange pas à sa faim, si on ne dispose pas de logement, est-on réellement libre ? La liberté peut aussi servir à justifier le refus de participer à la solidarité collective.

Photo / © PackShot - Fotolia.com

Date de rédaction le 9 janvier 2005

Dernière révision le 24 septembre 2014

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